Hoang Su Phi: de la vie quotidienne à la vie spirituelle attachées à la Nature

La nature exprime une part la beauté incontournable de plusieurs régions du Vietnam mais d’autre part, elle joue un rôle très important dans l’histoire d’évolution culturelle du pays surtout de la religion locale des communautés minoritaires. La vie quotidienne à Hoang Su Phi est un exemple typique de cette religion de nature. 

 

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La carte géographique plus détaillée du district Hoang Su Phi

Hoang Su Phi est un district de la province Ha Giang, situant à la frontière du Nord du Vietnam. Il est à côté de la Chine et les autres districts Xin Man, Vi Xuyen, Bac Quang, Quang Binh de la province.

Avec une superficie de 633,42 km2, ici on compte plus de 71 000 habitants réunissant dans 25 villages. Parmi eux, plus d’un tiers vivent dans les hautes montagnes et dans des conditions de vie très difficiles. Hoang Su Phi est la grande maison d’une communauté considérable de 12 ethnies minoritaires dont la plupart sont des Nung (38%), des Dao (22%) et des H’mong (13%). On peut citer aussi les Tay et les La Chi, les propriétaires des plus hautes rizières en terrasse à Hoang Su Phi et même au Vietnam.

 

 

Parmi les 25 bourgs du district Hoang Su Phi, jusqu’à maintenant, il est possible de faire le trek dans plusieurs lieux qu’on peut citer comme le bourg Luoc, Nhung, Phung, Ho Thau, Nam Ty, San Xa Ho, Xin Man, Ta Su Choong et la commune Vinh Quang. Les voyages nous aident à mieux comprendre pourquoi on appelle paradis ce coin montagnard.

La nature, le noyau de la vie spirituelle des communautés locales

Les La Chi, les premiers arrivants à Hoang Su Phi racontent leur légende. Autrefois, suite à un grand déluge, toute la région était immergée dans sept niveaux de terre, aucun être ne puisse survivre sauf une plante ayant des écorces jaunes dorées. Heureusement, certaines personnes arrivaient à survivre après cette catastrophe, au début, elles s’abritaient sous cet arbre. Ensuite, souhaitant construire une maison elles ont décidé de couper cet arbre.

L’arbre est coupé, les branches sont tombées par terre, la magie se commence. On a témoigné tout à coup la renaissance des plantes et ensuite des forêts. Autour de la souche de cet arbre jaune doré, on a fondé le village Ta Su Choong qui se signifie la grande souche. Cette légende explique pourquoi le nom Hoang Su Phi. Ce terme se signifie: des écorces d’un arbre doré.

Cette légende explique aussi pourquoi cette terre est connue comme la terre des arbres pour le bois les plus précieux et plus rares du pays.

 

 

La vie des La Chi est attachée à la nature. Ils ont une forte croyance à la mère Nature. Dans leur trésor abondant de littérature populaire, tant de légendes et contes de fées sont consacrées à expliquer l’origine et la cause des phénomènes naturelles et l’existence des êtres vivants, des créatures naturelles: Pourquoi existent la lune et le soleil? L’origine du riz etc...

Pratique de culte de la nature des La Chi

Au début de la moisson, les La Chi vont célébrer une grande fête intitulée « La cérémonie du nouveau riz ». Cette cérémonie est dédiée à exprimer leur sentiment reconnaissant envers leurs ancêtres, leurs Dieux, le ciel et la mère Nature pour une saison de récolte abondante. Donc, comment cela se passe? Vous savez que dans le calendrier lunaire asiatique, chaque année est attachée à l’un des douze animaux du cycle astrologique, de plus, non seulement l’année, on nomme chaque journée, voire chaque heure de tour en tour selon en titre selon l’ordre de ces douze animaux. Donc, les La Chi vont choisir la journée du Coq pour couper les premiers riz et quand la journée du Chien arrive, on va organiser la cérémonie.

 

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La femme, la mère des enfants est également considérée comme la mère du riz, pour cette raison, elle doit se lever tôt pour aller couper du riz dans les rizières. Elle doit marcher silencieusement avant l’aurore, et est obligé de ne pas parler avec les inconnus, elle doit se préparer pour inviter l’esprit du riz visiter sa famille et rester chez elle. Si elle parle trop fort, l’esprit du riz vont s’enfuire de peur. Quand son panier est rempli des branches de riz, elle va rentrer chez elle pour élaborer le repas de cérémonie. Le plateau se compose des plats traditionnels: du riz de cinq couleurs, alcool, viande de buffle, poulet, poisson de rivière grillé. Afin de pratiquer correctement des rites, il faut demander l’aide d’un chaman du village.

Hoang Su Phi, une nature diverse bien protégée par les paysans locaux

L’agriculture de cette région reste encore purement originelle. Vous rencontrerez des façons de cultive et d’élevage simples ici. Les gens utilisent des outils rudimentaires lesquels nous font penser à la vie des tribus historiques. Cependant, on témoigne à chaque village et surtour chez les La Chi au village de Phung un ensemble des activités agricoles diverses: plantation de riz, plantation de sarrazin, la culture de de plantes d’épicerie comme tsaoko, des arbres fruitiers comme pruniers, poiriers ou d l’élevage de poisson dans la rizière et des buffles pour labourer des parcelles-rizières.

 

 

A Hoang Su Phi, on parle des techniques originales que les habitants locaux appliquent à la sculpture des parcelles de rizières, on a déjà un article consacré aux terrasses de riz, cette fois, les paysans nous surpennent encore beaucoup plus par leur philosophie d’agriculture et leur façon de travailler. Après la plantation des petites plantes de riz quelques semaines, on commence à y lâcher des carpes. Les carpes vont manger des verres, des insectes; elles protègent du riz contre les malades et  des attaques insouhaitables des petits animaux. Quand le riz est mûr, les carpes vont manger aussi du riz surtout des graines tombées au cours de la récolte et elles deviennent plus grosses. Les souris, arrivent par hasard, par l’attraction du goût savoureux du riz mûr, mais deviennent aussi une bonne viande en temps de moisson. Alors, pendant les jours les plus joyeux de l’année, avec des ingrédients 100% bio, 100% pure et saine, du riz nouveau, du poisson, de la viande de souris, les paysans à Hoang Su Phi vont nous préparer un grand repas savoureux. Fêtons avec eux dans la joie des jours de moisson!

Les paysans des bourgs Luoc, Nam Khoa, Nam Son, Thong Nguyen, Ho Thau, Nam Dich élèvent des carpes dans leurs rizières. Sur une superficie de 3 570 ha de terrasses de rizière, on en a 500 ha innondés toute année, pourtant, au printemps, on ne plante du riz que dans 255 sur 500 ha. Pour le reste, la saison commencera au mois d’avril ou de mai, fin de printemps, c’est-à-dire, on abandonne la rizière pendant plusieurs mois. Travailler plus c’est gagner plus. Ce modèle d’élever des carpes s’est mis en œuvre maintenant dans une plus grande superficie de rizière permettant aux paysans de recevoir 20 tonnes/ an. Les poissons mangent des verres et des insectes, ils mangent aussi des pousses d’herbes, des graines de riz tombés, de la paille et en se bougeant dans l’eau, les carpes remuent la boue des rizières et fournissent une source d’engrais vert.

 

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On pense à profite tout, y compris le corps de plante du riz. Fin du mois d’octobre, après la moisson, les paysans continuent à semer des grains de soja. On couvre les parcelles par la paille pour que la terre garde de l’humidité plus longtemps. Suite à ce succès, les gens continuent à planter des citrouilles (des potirons), des choux verts et des courges cireuses.

Pour la confection des habits, les La Chi cultivent aussi dans leur jardin des plantes à fibres et des indigotiers pour le tissage et la teinture.

La réserve des plantes de valeur économique et des arbres pour bois rares

Actuellement, la province Ha Giang et particulièrement, le district Hoang Su Phi possède plusieurs plantes de spécialités. En parlant du thé, on aura du thé de Thong Nguyen, Nam Ty ou Tung San. Ensuite, concernant le tsako, on parlera du tsako de Tung San, Ho Thau ou si vous cherchez des prunes, on a des meilleures prunes de Thang Tin, Chien Pho.

A Tung San, les villageois s’occupent plus de 30 ha de théiers, pour chaque hectare, on récolte environ 21 quintaux de bourgeons. Au printemps, chaque jour, 20 ouvriers peuvent traiter 5 tonnes de thé vert. Maintenant, le thé Shan Tuyet est de plus en plus mieux connu dans le pays pourtant, les paysans ne vendent qu’en gros ou du thé brut au prix bas donc ils ne gagnent pas beaucoup même si c’est un produit de grande valeur économique.

Hoang Su Phi est une région montagneuse, la température moyenne est inférieure à celle d’autres régions. Les conditions climatiques ne sont pas favorables pour la plupart des arbres fruitiers sauf des sortes capables à subir le climat froid de la haute montagne. Au boucle du Nord, on peut manger des prunes presque sauvages, les pruniers se poussent naturellement, la plupart n’ont pas besoin de soin de l’homme. Chaque prunier de six à sept mètres de haut qui rendent des dizaines de kilogrammes de fruit en pleine saison chaque année. De nos jours, quand vous visitez des foires des produits agricoles, vous pouvez trouver des paquets de prunes de sang (parce qu’elle a une couleur extrêmement rouge comme du sang). Il y a en globale 14,2 ha de pruniers à Hoang Su Phi. 

 

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Peu de fruit à Hoang Su Phi. Cependant, les arbres pour bois, particulièrement rares et vieux se cachent dans les forêts primaires à Hoang Su Phi, au pied de la montagne Tay Con Linh. A titre d’exemple, on a le Cupressus funebris mentionné dans le Livre rouge, appartenant à la famille des pins. Les Tay et Nung l’appelle May vac. Cet arbre fournit une huile essentielle très bien parfumée. Il ne pousse pas trop dans air, alors qu’en réalité, il peut atteindre jusqu’à 20 à 35 m de haut et son tronc pourrait être de 2m de diamètre, mais une grande partie du tronc se cache dans le sol. La partie immergée dans le sol se sent plus fort. Le bois est extrêmement dur, on laisse un morceau de ce bois dans la maison pour faire fuire des insectes. D’ailleurs, on peut cueillir et faire bouillir ses feuilles et prendre un bain avec cette eau chaude pour lutter contre la grippe.

A découvrir la fête traditionnelle des La Chi

 

 

A conclure

Avec une telle beauté et une telle biodiversité, Hoang Su Phi sera potentiellement un centre touristique à place de Sapa. Cela emporte des bonnes et des mauvaises choses. Le tourisme pourrait devenir un grand risque au l’environnement et la belle nature de cette terre. D’autre part, il n’y a pas encore beaucoup de projets de recherche, ni des mesures préventives pour mieux protéger ces patrimoines naturels contre la construction ou le tourisme de masse. Il faut qu’en toute première, les autorités et la communauté locale doivent penser à sa mère nature en priorité. Il faut choisir soit un développement économique rapide et ses effets négatifs soit un développement durable mais lent qui demande plus d’efforts de chaque membre dans la communauté.