Les français à Saigon

Vietnam est parfois considéré comme une nouvelle destination de l’Asie. C’est un peu bizarre, car les français, les américains et le monde le connaît depuis des siècles. Mais qu’est-ce qu’on sait en parlant du Vietnam ? La guerre et rien d’autre.

Non, la guerre a bien fini depuis très longtemps. Le Vietnam s’évolue, se développe années après années. Le Vietnam n’est pas non plus des clichés, que l’on retire dans les notes de voyages : le trafic, la pollution, le faux compteur de taxi, des voleurs et des malfaiteurs même si ça existe. Pourtant, ce n’est pas très facile d’y aller voir. Dans mes quatres années en France, certains me demandent comment partir au Vietnam. On me demande de la guerre, on craint que les habitants là-bas gardent encore une grande haine avec les français. Il me demande comment trouver quelqu’un qui peut parler français avec eux. On a peur des plats épicés. Mes chers amis, on ne peut rien faire si l’on a peur de tout !

 

 

Avant que j’arrive en France, j’ai aussi de grandes peurs, par exemple de la nourriture. Comme au Vietnam, je n’arrive pas à aimer « La vache qui rit », je ne mange que des plats vietnamiens bien cuits. Je ne sais pas comment se déplacer, comment trouver les stations de transport commun. Mais enfin, j’ai bien passé mes quatre années avec tant de souvenirs inoubliables. Bon ! Je vous invite à aller au Vietnam une fois. Surtout, lorsque vous vous sentez désespérés, vous manquez de source d’inspiration, le boulot vous ennuie. Si vous avez l’intention de créer quelque chose nouvelle, tout à fait à vous… Allez ! Venez au Vietnam.

Pour justifier, je vais vous raconter aujourd’hui deux histoires exactement écrites par les français : l’un par Vincent Mourou et l’autre par Vincent Demailly.

 

Juste une petite introduction 

C’est drôle que les Vietnamiens adorent particulièrement ce qui vient de l’étranger. Voilà, peut-être, ce serait le premier avantage pour les futurs entrepreneurs.

Pourtant, ce n’est qu’une part de la réalité. En effet, comme les vietnamiens ne sacrifient pas leur temps à étudier quelque chose vraiment, l’idée sur le Commerce est très simple. Il ne s’agit que de gagner des sous par n’importe quelle manière. C’est triste car on n’a pas encore une réflexion sérieuse et précise sur l’Economie en chaine et durable. On n’arrive pas encore à garantir la réputation d’une marque, surtout en parlant du maintien d’une qualité incontestable.

Le Vietnam est connu depuis longtemps comme un pays d’exportation du café et du cacao. Et tout s’arrête par là. Aucune marque, aucune tablette de chocolat n’est fabriquée. Les agriculteurs rencontrent couramment des difficultés, ils n’arrivent pas à assurer une source budgétaire stable pour leur famille à cause du changement brutal du prix des produits agricoles.

Pourtant, dans quelques années dernières, certaines choses sont améliorées.

 

Le café de bon goût

Le problème pour le café du Vietnam, c’est que son goût est trop fort, le processus de fabrication vietnamien ne rend pas une qualité au standard. C’est très rare de trouver une tasse de café de bon saveur. Et c’est clair qu’on s’inquiète de sa propreté.

 

 

Vincent Demailly est un designer, un marseillais qui est devenu saïgonnais depuis quelques années. Les Vietnamiens l’appellent Ông Tây (Monsieur venant de l’Occident). On peut trouver dans les journaux vietnamiens les articles qui nous racontent l’histoire de Coffee Spin (sa marque de café de rue). Le chariot de Coffee Spin est son propre design, la cafetière est commandée en France. Il vend du café de qualité, de bon goût et avec un prix très modeste par rapport aux Starbucks, The Coffee Bean ou d’autres grands cafés de la ville. Si on fait des conversions d’euro à Vietnam Dong, rien n’est changé avec un verre chez Starbucks. Pourtant, lorsqu’on se trouve dans le pays de matière primaire comme Vietnam, c’est absolument un prix énorme. Avec le café de Vincent, le prix est tout à fait abordable pour les Vietnamiens, juste 80, 90 centimes ou 1 euro. Evidemment, un café de qualité n’est pas trop cher !

Vous pouvez aller à la rue Thao Dien du district 2 de Ho Chi Minh-ville pour prendre le café de Vincent et s’il a du temps, il va vous raconter son histoire du café au Vietnam.

 

 

L’ouverture d’autres stands de café dans les autres arrondissements comme le 1er et le 3e est le projet de Vincent. C’est très sympa de travailler librement, sans être salarié de quelqu’un et vos collègues sont aussi vos chers amis. Les clients adorent le café de Vincent pour plusieurs raisons : la qualité est une part mais aussi pour sa gentillesse. Ce français parle bien l’anglais même le vietnamien. Il connaît bien le goût de ses clients habituels.

Le modèle de Coffee Spin encourage les micro-entrepreneurs à Saigon, surtout les marchandeurs de rue, les propriétaires des stands de rue de penser davantage à la qualité du service et surtout de la marchandise. Au fur et à mesure, ce sera une juste orientation pour le secteur de production de café.

Juste mettre à jour des informations, Coffee Spin est déjà arrivé à la rue Nguyen Trai, district 1. Le service est ouvert pour le soir. A vous en découvrir tout de suite !

 

Le Chocolatier Marou

Le pays du café de rue et de la cuisine de rue ne sont pas totalement habitué à la viennoiserie, c’est-à-dire la culture culinaire européenne. Le Vietnam est un pays connu pour son exportation des produits d’agriculture industrielle au marché international. Mais il ne s’agit que des produits bruts, on ne connaît pas encore une marque de café à boire vietnamien sans parler des alimentaires au top comme le chocolat.

Cependant, dans les dernières années, les médias ont tourné de 180 degrés, les articles de presse américains ont consacré des beaux mots pour une marque de chocolat d’origine Vietnamienne. En réalité, il s’agit d’un start-up de deux aventuriers venant de la France.

 

 

Les deux officiers quittent leur boulot, commencent leurs aventures et par hasard, se tombent dans les champs de cacaotiers du Vietnam. De pas en pas, autant de difficultés ne peuvent pas empêcher ces deux messieurs à installer un faiseur de chocolat dans le centre-ville de Saigon.

Juste une remarque sur le goût du chocolat. Comme les patrons ont confirmé, les tablettes de chocolat ne visent pas au marché européen. La quantité majoritaire du chocolat est exportée soit vers le marché américain, soit vers celui japonais. A notre avis, ce n’est pas un goût tout à fait identique avec le chocolat occidental de la Suisse, Belgique ou France. Le cacao de Côte d’Ivoire semble plus parfumé et nous donne un goût plus fort, plus amer alors que le poudre de cacao au Vietnam est légèrement différent par rapport à la saveur.

 

 

Il y a beaucoup de gens vietnamiens ayant un amour particulier pour la France et surtout une passion remarquable pour la pâtisserie occidentale. Au fur et à mesure, on s’aperçoit que certains cafés et salons de thé à la viennoise sont apparus au Vietnam, y compris l’exemple très réussi du Chocolatier Marou. Les gens qui n’ont pas encore pour eux-mêmes une occasion à partir en Europe peuvent y arriver pour goûter quelques choses. Une superbe idée !

 

+++ DESTINATIONS DU NORD AU SUD VIETNAM +++

Hagiang – Hoang Su PhiSapaY TyLao CaiBac Ha – Lai Chau – Yen Bai

Dien Bien – Son La – Cao Bang – Bac Kan – Hanoi –  Pu Luong – Ninh Binh –

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Phu Yen – Les plateaux du Centre – Ho Chi Minh-ville – Vung Tau –

Delta du Mékong – Phu Quoc – Con Dao