Réhahn, le Vietnam raconté en image

  • Le 23 Dec, 2016
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Si vous êtes en train de chercher de belles photos du Vietnam, je vous recommande un photographe : Réhahn, un nom connu de tout le monde. Réhahn Croquevielle, le raconteur des nouvelles histoires du Vietnam par une nouvelle matière : les photos. Le capteur des sourires extrêmement séduisants. Un français qui vous inspire vraiment à faire un voyage au Vietnam.

Déjà voyagé à plus de trentaine pays et maintenant propriétaire d’un glacier et d’une galerie dans le vieux quartier Hoï An, province Quang Nam. Qu’est-ce que la France nous raconte de cet homme ? Il était une fois, un propriétaire d’imprimerie se passionnait pour la photographie et sortait souvent chaque weekend mais ne trouvait pas d’inspiration chez lui à Normandie. Un jour il a pris le vol direction du Vietnam.

 

 

L’aventure de Réhahn s'est débuté en 2007, il est arrivé au Vietnam pour visiter deux enfants vietnamiens selon le programme d’une association dont son père est le sponsor. Quatre ans plus tard, sa famille s'est déménagée à Hoï An. Le français pensait au fur à mesure à devenir un photographe professionnel, plus exactement, de consacrer sa vie professionnelle à raconter des histoires par son appareil de photo.

 

 

Réhahn a constaté qu’il a trouvé quelque chose très unique, une séduction particulière du Vietnam. Peut-être, c’est le sourire, des enfants et des vieux. Ce sont ses modèles les plus familiers. Choisi la moto pour ses voyages, il a de la chance pour découvrir tant de merveilles choses, de magnifiques paysages et surtout l’occasion de discuter avec les vietnamiens les plus chaleureux, plus artistiques. Ce n'est pas les manequins ni des professionnels d'art tels que musiciens, poètes mais ce sont des personnes les plus uniques, qui nous inspirent beaucoup à créer des œuvre d'art comme la Muse. Pour son premier livre de photo, il doit passer deux mois à choisir 150 parmi ses 30 000 photos. L’édition de ce livre a connu une réussite à l’échelle internationale, il est livré à 27 pays dans le monde. Les médias parlent beaucoup de ce photographe français, il est devenu collaborateur de plusieurs agences de presse internationale, des magazines de photographe, de géographie et de voyage dans le monde entier. Pendant trois ans, on lui parle dans 500 articles de presse, lui invite aux programmes de télévisions 40 fois. Il est connu surtout pour ses portraits pris au Vietnam, au Cuba etc. Les expositions sont organisées à plusieurs villes et pays : Hanoï Vietnam, Malaisie, Cuba, France, Inde etc.

Son livre Vietnam – mosaic of contrast attire les lecteurs par une photo de couverture très impressionnante. C’est en raison de cette photo, plusieurs personnes ont pris leur sac pour partir au Vietnam. Elles voudraient explorer le pays et rencontrer la vieille femme, personnage de cette petite histoire en image : madame Bui Thi Xong.

 

 

Souhaitant découvrir le vieux quartier en voie de croisière, après avoir bien réfléchi, Réhahn a choisi le sampan de la petite vieille dame Bui Thi Xong. Elle lui a accueilli par un très beau sourire, avec un air timide, lorsqu’il lui a demandé pourquoi elle n’a plus de dent (en Vietnamien : Không có răng ?). Elle a caché sa bouche par sa main, sans cesse de sourire. En lui proposant de laisser l’autre main sur le front, Réhahn a pris sa fameuse photo : Le sourire caché (Hidden smile). De temps en temps, le sourire caché est devenu un concept de photographe pour Réhahn.

 

 

Réhahn a partagé ses expériences au Vietnam avec les journalistes. Pourquoi Vietnam ? Parce qu’il a l’impression d’être chez lui au Vietnam, que les habitants locaux malgré la différence linguistique et culturelle lui a accepté comme un membre de leur famille. Obsédé par la liberté, Vietnam est une destination idéale pour réaliser des voyages en moto. Pendant 15 jours, il a passé environ de 2000 km au boucle du Nord et pris des photos de paysages. D’ailleurs, avec une moto, il est très facile de s’arrêter à n’importe quel endroit sur le bord des routes, de parler aux gens et vraiment s’approcher à la vie quotidienne locale. Il n’est pas un photographe qui reste toujours derrière son objectif, qui se cache pour prendre des photos surprenantes ni un journaliste qui prend des notes tous le temps sans laisser la tête à mémoriser naturellement, qui prend en compte toujours une autre intention autre que la communication cordiale. Réhahn voudrait avoir une vraie conversation avec les gens, de leur comprendre, de trouver chez eux la vraie beauté. C’est ça la vie réelle, à travers de laquelle on aura de contact, de l’histoire plus d’une belle photo. Le photographe français se concentre notamment sur les yeux et les mains du personnage. Les yeux qui sont le miroir de l’âme et les mains qui reflètent la vie en travail d’une personne. On voit tous sur les mains, soit une vie pleine de difficultés avec des traces, soit une vie pleine de joie comme des jolies mains des petits enfants. Il nous continue à raconter l’histoire des deux vieux, qui sont deux frères possédant deux barbes les plus longs du Vietnam à Ninh Binh, l’histoire d’amour d’une vieille dame avec un soldat français, l’histoire d’un jeune qui vit seul sur un pic qui connaît très bien des routes de découvertes originales au Nord-Ouest du Vietnam, la petite maîtresse du vieil éléphant à Buon Ma Thuot-ville. Réhahn considère le Vietnam comme son deuxième pays natal, il rentre en France quelques fois, sa famille est à Hoï An, très attachée avec sa filleule et sa mère, sa sœur.

 

 

Réhahn continue à publier presque chaque jour sur les réseaux sociaux les photos du Vietnam. Son plus grand regret c’est de ne pas avoir témoigné l’évolution du Vietnam il y a 20 ans. Pendant 4 ou 5 ans au Vietnam, il a témoigné une forte évolution et tant de changements de ce petit pays asiatique. Une autre chose de triste, c’est que les ethnies minoritaires portent de moins en moins ses vêtements traditionnels. On ne connaît qu’environ de 10 parmi 54 ethnies vietnamiennes qui continuent encore à porter leur costume traditionnel. Pourquoi ? En cause du prix très bas des vêtements prêts à porter, raison économique et au lieu de perdre beaucoup de temps à tisser et à coudre des costumes traditionnels très complexes et tarabiscotés, on a une autre solution plus simple. Réhahn, leur encourage par l’achat des produits artisanaux locaux afin de les présenter à ses expositions à l’étranger et par le fait de prendre plus de photos de gens d’ethnies minoritaires.

 

 

Les nouveaux albums de Réhahn sont mis à jour très souvent sur son site web : rehahnphotographer.com et même sur les réseaux sociaux, nous lui attendons des nouvelles éditions de livre-photo tels que le Vietnam en haut (pris par le drone), le volume II de « Vietnam – mosaic of contrast » et les autres collections de portrait.

 
Adresse de ses galeries à Hoï An

Art gallery : 13 Nguyen Phuc Chu (8h00-23h00)

Couleurs d’Asie art gallery : 7 Nguyen Hue (9h00-20h00)