Où se situe Hanoï ?
Hanoï est située dans le nord du Vietnam, sur les rives du fleuve Rouge, à environ 100 km de la baie d’Hạ Long. Elle est la capitale politique et administrative du pays.
![]()
Hanoï, la capitale administrative du Vietnam, où tradition et modernité vivent en harmonie.
Quelle est la meilleure période pour visiter Hanoï?
Comme l’écrivain Vũ Bằng l’a écrit : “On n’est pas poète, mais lors des après-midis de janvier à Hanoï, tout le monde a envie d’écrire des poèmes.” C’est vrai ! Le printemps de Hanoï est doux et frais. Une atmosphère qui donne envie de se mettre à écrire, à faire de l’art ou tout simplement à dire bonjour à n’importe qui. Mais Hanoï n’est pas belle qu’au printemps. Au gré des saisons, la ville se transforme et offre aux habitants différentes sensations.
De février à avril, le printemps apporte des températures agréables et une humidité encore modérée. Les arbres reprennent leurs couleurs et certaines rues se parent de fleurs. C’est une période agréable pour se balader autour du lac Hoàn Kiếm (et peut-être avec le cœur ouvert sur l’inconnu), explorer le Vieux Quartier ou découvrir les différents coins de la ville sans subir de fortes chaleurs.

Hanoï sous la pluie (Crédit photo : Internet)
De mai à août, l’été s’installe avec des températures élevées, une forte humidité et des averses parfois soudaines. La chaleur peut rendre les longues promenades difficiles au milieu de la journée. En revanche, les pluies donnent parfois à Hanoï une atmosphère particulière : les arbres deviennent plus verts, les rues brillent sous l’eau et les cafés deviennent des refuges appréciés lorsque l’orage éclate. Si vous voyagez à cette période, privilégiez les visites tôt le matin ou en fin d’après-midi et gardez toujours un parapluie à portée de main.
De septembre à novembre, l’automne est souvent considéré comme l’une des périodes les plus agréables pour découvrir Hanoï. Les températures deviennent plus douces, l’air est généralement moins étouffant et les journées se prêtent davantage aux promenades. C’est aussi le moment où la ville porte une atmosphère particulière : les rues sont animées, les arbres changent progressivement et l’odeur des fleurs, des fruits et des spécialités saisonnières vous accompagne pendant tout le voyage.
De décembre à janvier, l’hiver apporte un temps plus frais. Les températures peuvent descendre sensiblement, surtout le matin et le soir. Pourtant, cette saison possède son propre charme. Les habitants sortent emmitouflés, les petits restaurants servent des plats chauds et les cafés deviennent des lieux privilégiés pour échapper à l’humidité. Pour ceux qui apprécient une Hanoï plus calme et moins chaude, cette période peut être un excellent choix.
Enfin, chaque saison a ses propres caractéristiques. Si vous cherchez le meilleur compromis entre températures agréables, promenades et découvertes en plein air, privilégiez le printemps (février-avril) ou l’automne (septembre-novembre). Mais si vous voulez vraiment découvrir Hanoï, ne cherchez peut-être pas une saison parfaite : choisissez plutôt l’atmosphère que vous souhaitez vivre. Une Hanoï fraîche et brumeuse en hiver n’a pas le même visage qu’une Hanoï verdoyante sous les pluies d’été.
Les 10 lieux à ne pas rater :
3.1. Autour du lac Hoàn Kiếm :
Qui dit Hanoï, dit lac Hoàn Kiếm.
Le lac Hoàn Kiếm est non seulement un lieu de vie, mais aussi une identité culturelle de Hanoï. Il se trouve au cœur du Hanoï. C’est pourquoi depuis ce lac, on peut visiter plusieurs sites touristiques, culturelles et historiques importantes de la ville. Tout tient dans un périmètre piéton. Alors, pourquoi ne commencez pas votre voyage à Hanoï depuis son centre ?

Le lac Hoàn Kiếm offre une atmosphère magique et paisible une fois la nuit tombée (Crédit photo : Internet)
3.1.1. Le lac Hoàn Kiếm et le pont Thê Húc:
Savez-vous pourquoi ce lac s’appelle Hoàn Kiếm (lac de l’épée restituée) ? Alors, tout commence au XVe siècle. Lê Lợi, chef de la révolte contre les envahisseurs chinois des Ming, aurait reçu une épée magique. Grâce à cette arme, il est parvenu à vaincre l’ennemi et à retrouver son royaume.
Un jour, alors qu’il naviguait sur le lac, une tortue géante a surgi des eaux et lui a demandé de rendre l’épée au Dragon Roi. Lê Lợi a compris alors que l’épée ne lui avait confiée que pour mener à bien sa mission. Il a restitué à la tortue, et le lac fut depuis appelé Hoàn Kiếm, c’est-à-dire “lac de l’Épée restituée.”
Au lac de Hoàn Kiếm, vous contemplerez, tout d’abord, la tour de la Tortue. Visible depuis les berges du lac, la tour de la Tortue est l’un des symboles les plus emblématiques du lac Hoàn Kiếm. Construite sur un petit îlot au milieu de lac, elle ne se visite toutefois pas et reste inaccessible au public. Vous pourrez simplement l’admirer depuis les différentes berges du lac et en profiter pour prendre quelques photos.

La tour de la Tortue dans un matin serein (Crédit photo : Internet)
Ne manquez pas le pont Thê Húc, reconnaissable à sa couleur rouge et à son architecture traditionnelle, qui relie la rive du lac à l’îlot où se trouve le temple Ngọc Sơn. Ce dernier est dédié notamment à Trần Hưng Đạo, célèbre général vietnamien, ainsi qu’à Văn Xương, figure associée à la littérature et aux études. L’entrée coûte 50 000 VND par personne et par visite pour les adultes. Les élèves et les étudiants peuvent bénéficier d’un tarif réduit sur présentation de leur carte ; ils n’ont à payer que 15 000 VND. L’entrée est gratuite pour tous les enfants, aucune distinction de nationalité.

Le pont Thê Húc relie la rive du lac au temple Ngọc Sơn (Crédit photo : Internet)
3.1.2. Le Vieux Quartier (36 rues) :
Après avoir admiré le lac Hoàn Kiếm et traversé le pont Thê Húc, il suffit de quelques pas pour changer complètement d’atmosphère. Intéressant, non ? Quittez les berges paisibles du lac et laissez-vous entraîner dans le dédale des 36 rues du Vieux Quartier : ici, chaque nom de rue vous murmurera une histoire.
Le Vieux Quartier de Hanoï, souvent appelé le quartier des 36 rues, ne se résume pas à un dédale de ruelles animées : ses noms témoignent de son ancienne organisation commerciale. Le mot “Hàng” signifie ici “marchandise” et rappelle que chaque rue était autrefois spécialisée dans un métier ou un type de produit. Ainsi, Hàng Bạc était autrefois la rue de l’Argent, où travaille les orfèvres ; Hàng Mã, celle du papier votif, ; Hàng Thiếc, celle du fer-blanc ; Hàng Gai, celle du chanvre ; Hàng Bông, celle du coton. Alors, la prochaine fois que vous visiterez une rue dans les 36 rues, fermez les yeux, imaginez qu’à une certaine époque, de nombreuses personnes y exerçaient le même métier. Pas mal comme expérience, non ?
Peut-être que tout le monde apprend l’histoire “souvent” à travers des livres, des films, des photos, mais avez-vous appris l’histoire à travers des ruelles ? L’architecture du Vieux Quartier raconte non seulement une histoire commerçante, mais également celle de l’économie. Les maisons-tubes se caractérisent par une façade étroite et une grande profondeur, certaines pouvant s’étirer sur plusieurs dizaines de mètres. Cette configuration est notamment liée à l’ancien système fiscal, qui prenait en compte la largeur de la façade donnant sur la rue. Pour optimiser l’espace tout en conservant une façade étroite, les maisons se sont donc développées en profondeur. Cours intérieures, mezzanines et espaces successifs composent ainsi un habitat à la fois étroit, profond et imbriqué, où se mêlant autrefois vie familiale, atelier et commerce.

Un coin du Vieux Quartier de Hanoï (Crédit photo : Internet)
Toutes les rues n’ont cependant pas conservé leur activité d’origine, et il serait trompeur de laisser croire que chaque nom correspond encore aujourd’hui au métier qui lui a donné naissance. Certaines rues perpétuent encore une partie de leur tradition artisanale, tandis que d’autres se sont progressivement reconverties en boutiques de souvenirs, restaurants, cafés ou hôtels. Mélancolie ? Mais c’est la vie ! Cette transformation fait partie intégrante de l’histoire actuelle du quartier. Cela prouve que le Vieux Quartier n’est pas un musée figé, mais un espace commerçant, un lieu de vie qui continue d’évoluer !

Un café à Hanoï où fréquentent les habitants (Crédit photo : Internet)
Pour découvrir le Vieux Quartier sans vous perdre dans son lacis de ruelles, prévoyez environ 1 h 30 à 2 h de marche. Vous pouvez commencer par Hàng Bạc, poursuivre vers Hàng Mã, puis vous enfoncer progressivement dans les petites rues avant de déboucher sur Hàng Gai. Continuez ensuite vers le sud en direction du lac Hoàn Kiếm, qui constitue un point d’arrivée facile à identifier. Prenez le temps de lever les yeux : derrière les enseignes et les devantures modernes, vous pourrez encore observer les façades étroites, les maison-tubes et l’entrelacs de fils électriques qui donnent au quartier son caractère si particulier.
A savoir avant de partir : Le Vieux Quartier est aussi l’un des secteurs les plus fréquentés de Hanoï. La densité touristique, les sollicitations commerciales et certaines pratiques de tarification peuvent parfois rendre la promenade moins agréable. Il vaut donc mieux rester attentif, notamment lors des achats ou des déplacements en cyclo-pousse, pour avoir un voyage mémorable - dans le bon sens du terme !
3.1.3. La gastronomie de rue
Après avoir parcouru les anciennes rues de métiers, vous remarquerez peut-être un changement : certaines échoppes ne vendent plus d’objets, mais des plats qui se préparent sous vos yeux. Et si les rues de Hanoï racontent l’histoire de ses métiers, leurs petits restaurants racontent, eux aussi, une histoire : celle d’une ville où chaque plat a sa propre heure, comme des fleurs éclosant à certains moments de la journée.
Quand on se rend à un lieu totalement étrange, il est logique de nous poser la question : Comment choisir une bonne échoppe ? Ou un bon restaurant ? Pas facile ! Mais ne vous inquiétez pas ! À Hanoï, il n’est pas toujours nécessaire de suivre une liste d’adresses pour trouver une bonne gargote. Observez plutôt quelques indices : une carte courte, voire une seule spécialité, une clientèle principalement locale, une marmite qui mijote en permanence et une rotation rapide des clients. Une marmite qui se vide avant midi peut en dire davantage qu’une longue liste de recommandations. Les petites échoppes qui se spécialisent dans un seul plat ont souvent développé leur savoir-faire autour de cette recette.
À Hanoï, chaque plat a son heure ! Le moment où vous mangez compte presque autant que ce que vous commandez. Le phở est traditionnellement consommé le matin, tandis que le bún chả, avec son porc grillé au charbon de bois, se déguste surtout à l’heure du déjeuner. En soirée, les trottoirs s’animent autour des grillades et des petits verres de bia hơi, une bière fraîche produite et consommée rapidement. Ne soyez donc pas surpris de trouver une échoppe fermée en dehors de ses horaires habituels : à Hanoï, certains vendeurs arrêtent simplement leur service lorsque le stock du jour est épuisé.

Le Phở - Un plat savoureux pour démarrer votre journée (Crédit photo : Internet)
Alors que pourrez-vous goûter à Hanoï ? Le phở est une soupe de nouilles de riz servie dans un bouillon longuement mijoté, particulièrement appréciée au petit matin. Le bún chả, spécialité emblématique de Hanoï, associe du porc grillé au charbon de bois, des vermicelles de riz et des herbes aromatiques. Le bánh cuốn consiste en de fines crêpes de riz cuites à la vapeur, généralement farcies et servies bien chaudes. Le chả cá propose du poisson assaisonné au curcuma et l’aneth, que l’on fait saisir à table. Le bánh mì, héritage de la rencontre entre les cuisines française et vietnamienne, offre naturellement un lien avec l’histoire coloniale de la ville. Enfin, ne partez pas sans essayer le cà phê trứng, le célèbre café à l’œuf de Hanoï, ou la bia hơi, bière légère et fraîche que l’on déguste souvent assis sur de petits tabourets en plastique au bord de la rue.

Banh Mi - Un plat emblématique du Vietnam (Crédit photo : Internet)
Voici Top 20 meilleures adresses pour déguster le Bánh Mì à Hanoi : Le guide ultime des gourmets
Est-ce difficile si vous ne parlez pas vietnamien ? Pas besoin de maîtriser le vietnamien pour manger dans une petite échoppe. Vous pouvez simplement désigner le plat du doigt, observer ce que commande la table voisine ou montrer une photo. Acceptez également l’expérience des petits tabourets bas et des tables installées au bord du trottoir : ils font partie intégrante de la culture de la gastronomie de rue hanoïenne.

Un restaurant de rue avec des tables installées sur le trottoir, accompagnées de petits tabourets. (Crédit photo : Internet)
Quelques précautions : La cuisine de rue ne rime pas forcément avec une mauvaise hygiène, mais mieux vaut rester réaliste. Privilégiez les plats servis fumants ou fraîchement cuits et, si vous avez l’estomac sensible, soyez plus prudent avec les herbes crues et les glaçons. Un petit flacon de gel hydroalcoolique peut également être super utile. L’objectif n’est pas de rechercher une absence totale de risque. C’est impossible à garantir ! Ce qui est possible, c’est de le limiter au maximum !
Par ailleurs, si vous êtes végétarien ou souffrez d’allergies alimentaires, soyez particulièrement attentif aux ingrédients. La cuisine vietnamienne utilise fréquemment de la sauce de poisson, de la viande et des bouillons à base de viande, y compris dans des plats qui peuvent sembler végétariens au premier abord. N’hésitez donc pas à demander la composition du plat avant de commander et à préciser clairement vos restrictions alimentaires.
3.2. L’empreinte française :
Un coup d’œil sur l’histoire : Pour comprendre certains quartiers et monuments de Hanoï, il faut remonter à la période française. À partir de la fin du XIXᵉ siècle, la ville se transforme progressivement sous l’effet de l’administration coloniale et d’un nouvel urbanisme. En 1902, Hanoï devient la capitale de l’Indochine française et se dote notamment de larges avenues, de villas et d’édifices publics, principalement au sud et à l’est du lac Hoàn Kiếm. Cette nouvelle trame urbaine, avec ses rues plus larges, ses alignements d’arbres et ses bâtiments en retrait, se superpose alors au tissu plus ancien du Vieux Quartier. Aujourd’hui, cet héritage bâti n’a été ni simplement célébré ni entièrement effacé : certains bâtiments ont été conservés, d’autres reconvertis et réinvestis, acquérant ainsi de nouvelles fonctions et de nouvelles significations. Pour un voyageur français, ces lieux offrent donc une occasion particulière de découvrir une histoire dans laquelle la France a joué un rôle, tout en observant la manière dont Hanoï et les Vietnamiens se sont réapproprié cet héritage.
3.2.1. La cathédrale Saint-Joseph
Au cœur d’un quartier aujourd’hui animé par les cafés et les jeunes Hanoïens, une silhouette néogothique semble tout droit sortie d’une autre époque. Il s’agit de la cathédrale Saint-Joseph, l’un des édifices les plus reconnaissables de Hanoï. Édifiée à la fin des années 1880, la cathédrale s’élève sur l’emplacement de l’ancienne pagode Báo Thiên, dont la démolition a précédé sa construction.
Avec ses deux tours carrées, sa façade néogothique et sa grande rosace, la cathédrale rappelle, dans une version plus modeste, l’architecture de Notre-Dame de Paris. Mais ce qui frappe d’abord le visiteur n’est pas seulement sa silhouette : c’est la pierre, noircie et patinée par des décennies de chaleur, d’humidité et de mousson, qui donne à l’édifice une apparence particulièrement austère.

La beauté austère de la cathédrale Saint-Joseph dans un matin paisible (Crédit photo : Internet)
La cathédrale Saint-Joseph est pourtant loin d’être un monument figé. C’est une paroisse toujours en activité, où la communauté catholique vietnamienne se rassemble régulièrement pour les messes et les offices. Pour une visite en semaine, la cathédrale est généralement accessible du lundi au samedi, de 8 h à 11 h et de 14 h à 17 h. Selon les périodes, l’accès peut parfois être prolongé jusqu’à 20 h. Le dimanche, les possibilités de visite touristique sont plus limitées en raison de nombreuses messes célébrées au cours de la journée ; vous pouvez néanmoins assister aux offices si vous le souhaitez. Comme il s’agit d’un lieu de culte toujours en activité, adoptez une tenue correcte en couvrant les épaules et les genoux, et restez silencieux à l’intérieur. Évitez également de perturber les prières ou les messes en cours.

L'intérieur de la cathédrale de Saint-Joseph (Crédit photo : Internet)
Ne partez pas immédiatement après avoir photographié la façade. Voici un petit secret : ce qui se trouve autour de la cathédrale n’est pas moins intéressant que la cathédrale elle-même ! Sur la rue Nhà Thờ, les cafés, les petites boutiques de créateurs et les terrasses attirent de nombreux jeunes Hanoïens. En fin de journée, le parvis devient ainsi un lieu de rencontre et de détente : la cathédrale appartient autant au paysage quotidien des habitants qu’au patrimoine architectural de la ville.

La cathédrale de Saint-Joseph, vue de face. (Crédit photo : Internet)
Comptez 20 à 30 minutes pour découvrir l’édifice. Prévoyez davantage si vous souhaitez vous attarder dans les cafés et les petites rues environnantes.
3.2.2. Le pont de Long Biên
Bon, alors, on a déjà appris l’histoire de Hanoï à travers ses ruelles. Maintenant, on vous fait découvrir l’histoire de la capitale du Vietnam à travers un pont emblématique : celui de Long Biên. Sur plus de 1 600 mètres au-dessus du fleuve Rouge, le pont Long Biên ne ressemble pas à un monument figé : trains, scooters, piétons et maraîchers continuent de l’emprunter chaque jour.

Vue du pont Long Bien depuis la rive (Crédit photo : Internet)
Inauguré en 1902, le pont est une impressionnante structure métallique en porte-à-faux qui enjambe le fleuve Rouge. À sa mise en service, il comptait parmi les ponts les plus longs d’Asie. Mais ce n’est pas seulement sa longueur qui vous impressionnera, c’est aussi sa charpente ajourée, ses poutres et ses nombreuses travées - les caractéristiques uniques et rares.

La structure métallique remarquable du pont Long Biên (Crédit photo : Internet)
On entend souvent dire que le pont Long Biên aurait été conçu par Gustave Eiffel. Cette attribution est toutefois à nuancer : sa construction est généralement attribuée à l’entreprise française Daydé et Pillé, et non au bureau d’études de Gustave Eiffel. Cette précision peut sembler secondaire, mais elle permet d’éviter de reproduire une confusion très répandue dans les brochures touristiques.
Dans une société qui donne la priorité au perfectionnisme, c’est parfois l’imperfection qui a plus d’histoires à nous raconter. Le pont porte les cicatrices de la guerre du Vietnam. Bombardé à plusieurs reprises, il a subi d’importants dégâts avant d’être reconstruit et réparé au fil des années. L’asymétrie de certaines travées n’est donc pas un choix architectural : elle témoigne des destructions et des reconstructions successives de la guerre ; elle nous apprend à valoriser la paix et le pays, et à les préserver à tout prix.
Malgré le bombardement et la cruauté de la guerre, Il a continué de fonctionner et de servir les habitants. Au centre du tablier, la voie ferrée accueille les trains, tandis que les deux-roues et les piétons circulent de part et d’autre. Les maraîchers traversent également le pont pour rejoindre les marchés de la capitale.
Ne vous contentez donc pas de regarder la structure métallique. Depuis le tablier, observer aussi le fleuve Rouge, ses bancs de sables et les cultures maraîchères installées en contrebas. À proximité, le marché de Long Biên permet de prolonger cette découverte d’un Hanoï beaucoup plus populaire, quotidien et loin de tourisme de masse. Pour une première découverte, prévoyez environ 30 à 45 minutes. Vous pourrez traverser une partie du pont à pied, vous arrêter pour observer le fleuve et poursuivre ensuite vers les environs du marché.
3.2.3. La prison de Hỏa Lò
Si le pont a été construit pour relier les rives et ouvrir la connexion entre les habitants, le bâtiment suivant a été construit pour séparer et enfermer les citoyens. La prison de Hỏa Lò constitue ainsi un changement de registre dans la découverte de Hanoï : ici, l’architecture ne rime pas avec la transformation urbaine, mais avec l’histoire de l’incarcération et de la répression politique.

L'architecture coloniale de la prison de Hỏa Lò (Crédit photo : Internet)
Construite dans les années 1890 sous le nom de Maison centrale, la prison était destinée notamment à incarcérer des prisonniers politiques vietnamiens. Son nom, Hỏa Lò peut parfois provoquer beaucoup de curiosité. Ça renvoie aux “fourneaux” ou “fours” du quartier de potiers qui occupait autrefois cet emplacement. Le site a donc changé de fonction, mais son nom en a conservé la trace.

Un détenu incarcéré à la prison de Hỏa Lò (Crédit photo : Internet)
À partir de 1964, des pilotes américains capturés pendant la guerre de résistance contre les Américains du Vietnam y ont été également détenus. Certains d’entre eux a surnommé la prison “Hanoï Hilton”, une appellation ironique qui s’est ensuite diffusée dans la culture occidentale.
Le musée actuel présente plusieurs périodes de l’histoire du site. L’essentiel du parcours est consacré à la période coloniale et à l’incarcération des militants vietnamiens ; la détention des pilotes américains occupe une partie plus restreinte de la visite. Le parcours permet notamment d’observer des cachots collectifs, des cellules d’isolement, des entraves destinées aux détenus, le quartier des condamnés à mort et une guillotine conservée sur le site. Une partie du parcours évoque également une évasion par les égouts. Ces éléments sont présentés à travers des objets, des reconstitutions et des documents qui permettent de comprendre les conditions de détention. Bref, la prison de Hỏa Lò est bien plus qu'une prison ordinaire : c'est un livre d'histoire, écrite et dessiné par le sang, la sueur et les larmes de ceux qui y ont vécu.

La guillotine exposée à la prison de Hỏa Lò (Crédit photo : Internet)
Le site ouvert tous les jours, de 8 h à 17 h, y compris les jours fériés et le week-end, sans interruption à midi. Le billet d’entrée coûte 50 000 VND par personne. Un tarif réduit de 25 000 VND est proposé notamment aux élèves et aux étudiants sur présentation de leur carte, aux citoyens vietnamiens âgés de 60 ans et plus ainsi qu’aux personnes lourdement handicapées. L’entrée est gratuite pour les moins de 16 ans et les personnes ayant rendu services méritoires à la révolution.

Les habitants visitent la prison de Hỏa Lò (Crédit photo : Internet)
Pour la visite du jour, il n’est généralement pas nécessaire de réserver : vous pouvez acheter votre billet directement au guichet situé à l’entrée principale. La visite se fait en autonomie, mais si vous souhaitez mieux comprendre l’histoire du lieu, la location d’un audio-guide, proposée autour de 50 000 VND par appareil, peut être particulièrement utile. Il permet d’écouter des explications au fil du parcours en sélectionnant le numéro correspondant à chaque espace ou objet présenté. Prévoyez environ une heure à une heure trente pour parcourir tranquillement le musée. Si vous voyagez avec de jeunes enfants, gardez toutefois à l’esprit que certains espaces et récits liés à l’histoire carcérale peuvent être difficiles pour les plus petits.
Pour approfondir la découverte du site, le musée propose également le programme nocturne “Đêm thiêng liêng” (La nuit sacrée). La visite se déroule de 19 h à 20 h 30, les vendredis, samedis et dimanches. Accompagnés par un guide, les visiteurs parcourent certains espaces de l’ancienne prison dans une mise en scène qui associe éclairages, musique et interventions théâtrales. Le parcours cherche ainsi à restituer, par les témoignages et la scénographie, les conditions de détention et les histoires liées au lieu. Le tarif varie selon le programme proposé et se situe généralement autour de 300 000 à 499 000 VND par personne. Les places étant limitées, il est recommandé de réserver auprès du site officiel du musée et de vérifier le programme, les horaires et le tarif au moment de votre réservation. La visite nocturne peut également inclure un petit souvenir, notamment du thé ou des gâteaux associés au badamier, l’arbre historique présent dans l’enceinte du site. Un cadeau savoureux pour clore votre belle "aventure."

Les visiteurs participent au programme nocturne "Đêm Thiêng Liêng" (La nuit sacrée) à la prison de Hỏa Lò (Crédit photo : Internet)
Pour en savoir plus sur la prison de Hỏa Lò : La prison de Hoa Lo à Hanoi : mémoire, souffrance et résilience d’un peuple
3.3. La façade solennelle de Hanoï :
Situés dans le secteur ouest de Hanoï, à environ trois kilomètres du lac Hoàn Kiếm et à moins d’un kilomètre l’un de l’autre, le Mausolée de Hồ Chí Minh et le Temple de la Littérature peuvent naturellement s’enchaîner au cours d’une même demi-journée. Mais attention : Ne choisissez pas votre ordre au hasard : c’est le créneau de visite du mausolée qui doit d’abord déterminer votre programme. Une fois cet horaire fixé, vous pourrez organiser le reste de la matinée ou de l’après-midi autour du Temple de la Littérature, dont les horaires sont actuellement plus souples. Le site officiel du Văn Miếu indique notamment une ouverture de 8 h à 17 h tous les jours.
3.3.1. Le Mausolée du Président Hồ Chí Minh
À l’extrémité de la place de Ba Đình, là où le président Hồ Chí Minh a proclamé l’indépendance du Vietnam le 2 septembre 1945, se dresse aujourd’hui un imposant édifice de granit. Inauguré en 1975, le mausolée s’inspire notamment du mausolée de Lénine à Moscou, tout en intégrant des touches vietnamiennes.

La mausolée du Président Hồ Chí Minh (Crédit photo : Internet)
La visite obéit à un protocole précis. Les visiteurs forment une file organisée avant de s’avancer progressivement vers le mausolée, encadrés par les gardes d’honneur. À l’intérieur, le passage ne dure que quelques dizaines de secondes. Il faut continuer à avancer, en silence, sans s’arrêter et sans photographier. Les consignes sont claires : les sacs et certains objets doivent être déposés avant l’entrée, et une tenue correcte est exigée.

Les visiteurs font la queue pour visiter le mausolée de Hồ Chí Minh. (Crédit photo : Internet)
Il est conseillé de vérifier les horaires avant de se rendre sur place. Le mausolée ferme chaque année pendant plusieurs semaines pour permettre l’entretien et la conservation de la dépouille. Les dates de fermeture peuvent varier : vérifiez donc le calendrier officiel avant de construire votre itinéraire autour de cette visite.
Mais le mausolée n’est qu’une partie de l’ensemble de la place Ba Đình. Dans les environs se trouvent notamment le palais présidentiel, la maison sur pilotis du Président Hồ Chí Minh. La maison sur pilotis mérite particulièrement l’attention. Avec son mobilier réduit, son architecture en bois et son bassin de carpes, elle présente une image beaucoup plus dépouillée du quotidien du Père de la nation Hồ Chí Minh que ne le laisse imaginer le monument de granit voisin.

La maison sur pilotis rustique du Président Hồ Chí Minh (Crédit photo : Internet)
Enfin, il faut observer qui vient ici. Outre les visiteurs étrangers, il y a des familles vietnamiennes, des écoliers en uniforme, des étudiants et des délégations venues se recueillir. Pour un voyageur français, la visite est une occasion pour en apprendre davantage sur la place occupée par le Président Hồ Chí Minh dans la mémoire nationale vietnamienne.
3.3.2. Le Temple de la Littérature
Après votre visite du Mausolée de Hồ Chí Minh, vous pourrez rejoindre le Temple de la Littérature, situé à seulement 1,5 km de là. Fondé en 1070 sous la dynastie des Lý et dédié à Confucius, le site accueille dès 1076 le Quốc Tử Giám, une institution destinée à former les élites lettrées du pays. Il est généralement considéré comme la première université du Vietnam.
Pendant plus de sept siècles, la formation des lettrés est étroitement liée au système des concours mandarins. L’accès aux fonctions publiques repose en principe sur la réussite aux examens plutôt que sur la naissance. Le système valorise donc le mérite scolaire et la maîtrise des textes classiques. Mais cette méritocratie a ses limites : les concours étaient réservés aux hommes et les années d’étude nécessaires pour s’y préparer exigeaient du temps et des ressources, ce qui en excluait de fait une grande partie de la population. Le Temple de la Littérature montre comment le savoir pouvait devenir un moyen d’accéder au pouvoir et explique partiellement pourquoi jusqu’à aujourd’hui, les Vietnamiens accordent une très grande importance à l’éducation.
Le parcours traverse cinq cours successives, qui s’ouvrent progressivement les unes sur les autres. Les portiques, les bassins, les pavillons et les espaces plus sacrés se succèdent jusqu’au cœur du complexe. Cette organisation graduée n’est pas seulement esthétique ou un choix de hasard : la progression physique à travers l’enceinte fait écho au parcours du chercheur du savoir, qui devait franchir plusieurs étapes avant d’atteindre les plus hauts degrés de la réussite académique.
Mais ce sont peut-être les 82 stèles des docteurs qui donnent au lieu sa valeur documentaire la plus remarquable. Portées par des tortues de pierre, elles consignent les noms des lauréats des concours organisés entre 1442 et 1779. Elles ont été même inscrites au registre Mémoire du monde de l’UNESCO.

Les stèles des docteurs à la temple de la Littérature. (Crédit photo : Internet)
Aujourd’hui encore, le lieu conserve une fonction symbolique. Des étudiants viennent y prier pour la réussite, pour la chance avant leurs examens, tandis que de jeunes diplômés s’y font photographier en áo dài (tenue traditionnelle vietnamienne). Vous verrez également des visiteurs toucher les têtes des tortues de pierre, une pratique associée à la croyance selon laquelle ce geste favoriserait la réussite scolaire. Elle est toutefois aujourd’hui découragée et interdite afin de préserver les sculptures.

Un coin de la temple de la Littérature (Crédit photo : Internet)
Prévoyez environ 45 minutes à une heure pour parcourir tranquillement l’ensemble du site. Si vous souhaitez éviter les groupes scolaires et profiter de la fraîcheur des cours ombragées, le début de matinée est généralement le moment le plus agréable.
L’entrée coûte 70 000 VND par adulte, avec un tarif réduit d’environ 35 000 VND pour les étudiants sur présentation de leur carte. Par ailleurs, certains soirs, le Temple de la Littérature propose également une visite nocturne avec projection en 3D, proposée autour de 199 000 VND selon le programme. Si cette expérience vous intéresse, renseignez-vous sur les dates et les horaires avant de vous déplacer.

Le Temple de la Littérature le soir. (Crédit photo : Internet)
3.4. Les expériences insolites :
Pour compléter votre découverte de Hanoï, deux lieux emblématiques méritent également une place dans votre programme. Le premier vous plonge dans l’histoire du cinéma vietnamien, tandis que le second vous invite à découvrir une pratique locale qui se déroule à un moment bien précis de la journée.
3.4.1. Le spectacle de marionnettes sur l’eau
Est-ce que vous remarquez que la majorité des activités au Vietnam est liée étroitement aux eaux ? La riziculture inondée. L’aquaculture. Les marchés flottants. La tradition de dessiner des yeux sur la proue des bateaux au Vietnam. Les festivals nautiques (comme les courses de pirogues). La pêche. Mais ce n’est pas tout : il existe également les spectacles de marionnettes sur l’eau.

Un spectacle de marionnettes sur l'eau (Crédit photo : Internet)
Les marionnettes sur l’eau sont nées dans les villages du delta du fleuve Rouge, probablement au XIᵉ siècle. À l’origine, les spectacles étaient joués dans les rizières inondées ou les étangs des villages, notamment après les récoltes. Il ne s’agissait donc pas d’un divertissement réservé à la cour, mais d’un art populaire lié à la vie rurale. Cette origine explique en partie les scènes représentées aujourd’hui : travaux des champs, pêche, animaux, danses et légendes populaires.
Alors, vous pouvez vous demander : Mais comment ça fonctionne ? C’est ce que vous allez découvrir sur place. On ne va pas gâcher le plaisir de la découverte !
Le spectacle se compose d’une succession de tableaux plutôt que d’une intrigue continue. Vous pourrez voir des scènes de la vie paysanne, des épisodes de pêche, des danses du dragon et du phénix, ainsi que certaines légendes vietnamiennes. Parmi elles figure parfois celle de la tortue associée au lac Hoàn Kiếm ! Ça vaut le détour !
La musique occupe une place tout aussi importante que les marionnettes. Sur le côté du bassin, un orchestre traditionnel accompagne les différentes scènes avec des tambours, des instruments à cordes et des chants de chèo, une forme de théâtre musical populaire du nord du Vietnam. Les musiciens ne se contentent pas d’accompagner le spectacle : leurs interventions rythment les mouvements des marionnettes et participent directement à l’atmosphère de chaque tableau.
Le spectacle dure généralement environ une heure. Les commentaires et les chants sont principalement en vietnamien et les tableaux s’enchaînent sans constituer une histoire unique. Si vous vous attendez à suivre une intrigue comme dans une pièce de théâtre classique, cette structure peut vous surprendre. Mieux vaut donc venir en sachant que l’intérêt repose autant sur la technique, la musique et les scènes représentées que sur la narration.
C’est également une sortie qui convient particulièrement bien aux familles : les mouvements des marionnettes sont immédiatement compréhensibles, les tableaux sont courts et le spectacle ne demande pas de maîtriser le vietnamien pour en apprécier la dimension visuelle. En revanche, les horaires, les tarifs et le théâtre peuvent varier ; vérifiez les séances disponibles et pensez à réserver pendant les périodes de forte affluence. Si vous choisissez les premiers rangs, prévoyez également quelques éclaboussures de joie.

Une scène saisissante de marionnettes sur l'eau (Crédit photo : Internet)
Si les marionnettes sur l'eau vous intéressent, veuillez en découvrir plus sur le lien suivant : Top 12 meilleurs spectacles de marionnettes sur l’eau au Vietnam
3.4.2. Le quartier du train
La destination va peut-être vous apparaître familière car elle est très présente sur les réseaux sociaux. Oui, c’est le fameux quartier du train. À Hanoï, il existe en fait une rue où la vie quotidienne s’est développée au plus près d’une infrastructure qui, elle, n’a jamais cessé de fonctionner. Ici, les rails traversent un quartier d’habitation et passent à quelques dizaines de centimètres de certaines façades. La ligne ferroviaire, construite à l’époque coloniale, est toujours en service : ce n’est donc ni une ancienne voie ferrée ni un décor aménagé pour les visiteurs.

Le train traversant la rue bordée de petits échoppes (Crédit photo : Internet)
Ce qui rend le lieu particulier n’est pas seulement le passage du train, mais la manière dont les habitants s’adaptent à cette contrainte et en font un avantage. Quand le convoi approche “tchou-tchou”, “tchou-tchou”, “tchou-tchou”, les habitants déplacent rapidement le linge, les tabourets, ou certains objets installés devant les maisons. Dès que le train passe, la rue retrouve progressivement son fonctionnement habituel. Cette adaptation permanente donne au quartier une dimension domestique, authentique et parfois humoristique. Cela dit, ne considérez pas le passage du train comme un spectacle auquel il faudrait se rapprocher au maximum. Retenez-vous : c’est la sécurité qui compte.

Les visiteurs prennnet un verre en attendant le passage du train (Crédit photo : Internet)
Voilà, ce sont les 10 lieux incontournale que vous devriez absolument intégrer dans votre liste ! Si vous avez d'autres questions, surtout n'hésitez pas ! Si vous voulez en savoir plus sur Hanoï, veuillez regarder dans les sites suivantes :
- Que faire à Hanoi le soir : guide complet pour vivre la capitale autrement
- Que faire à Hanoi en 5 jours : immersion complète entre culture, traditions et rencontres authentiques
- Visiter Hanoi en 2 jours : une immersion complète entre traditions vivantes et charme intemporel
- Que faire à Hanoi en 1 jour : immersion complète entre culture, gastronomie et traditions


Commentaires
Avez- vous besoin d'autres renseignements ? Veuillez laisser vos commentaires ici.